Chose promise, chose due, je viens vous faire mon petit rapport sur Wallop, le réseau social tout en Flash. J’en avais entendu parler ça et là donc quand Lousia a proposé des invitations, j’ai saisi l’occasion histoire de voir par moi-même ce qu’il vaut.
Autant dire que j’ai été déçu, et j’espère devoir mettre ça sur le compte de la bêta car ce site a un fort potentiel inexploité.
Bon quand je dis que je suis déçu, ça ne veut pas dire que Wallop est complètement dénué d’intérêt. Son gros point fort : il est en Flash, ce qui permet de faire des pages jolies, à la navigation agréable, d’autant plus que les profils sont assez personnalisables (background, couleurs, emplacement des modules … ).
Malheureusement avec Flash on a un très gros problème d’accessibilité, demandez à un mal voyant ce qu’il en pense. Flash c’est bien pour faire des jolies bannières ou des pubs qui flashent (c’est le cas de le dire) mais pas un site complet.
L’interface est donc composée comme je l’ai dit de modules. Sur ce point, Wallop est malheureusement très mauvais. Certes la possibilité de réorganiser les modules comme on le souhaite est sympa et permet d’avoir une page à son goût, mais plusieurs détails viennent tout gâcher. Les modules de bases ne peuvent pas être enlevés. C’est relativement désagréable pour certains modules auxquels certains utilisateurs ne trouveraient pas forcément intérêt comme le blog par exemple (dont l’import RSS est un peu bancale pour ceux qui ont déjà un vrai blog).
Cerise sur le gâteau, et j’ai trouvé ça très fort, les modules supplémentaires sont payants ! Je veux bien qu’avec un site joli sans pub il faille trouver un business model qui tienne la route, mais le fond d’écran à 1$ ou le calendrier à 3.50$ risquent de ne pas attirer les foules. Autre solution, vous pouvez apparemment coder vos propres modules en Flash … easy !
Passons a une fonctionnalité de base du réseau social, la gestion des amis. Wallop est déjà plus solide sur ce point puisqu’il propose un système ludique avec une ligne séparant d’un coté les amis, et de l’autre ben … les autres. On peut organiser ses amis en petit groupes par centres d’intérêts par exemple.
Ensuite la recherche de nouveaux amis se fait de façon habituelle, on va chercher dans les amis de ses amis et ainsi de suite. Attention, pour voir vos amis, les gens doivent avoir accès à votre profil, ce qui est le cas par défaut. Vérifiez donc bien votre politique de confidentialité, même si l’étalage de vie privée y est quand même moins important que sur un Facebook par exemple.
Pour suivre vos amis vous avez bien évidemment un flux de nouvelles, sous forme d’une barre située en bas de votre page qui résume un flux plus complet accessible via le bouton “The Buzz”.
Bref Wallop rassemble les éléments de base d’un réseau social dans une interface au design travaillé, mais il laisse une impression d’enfermement. Il ne motive pas à aller parcourir le réseau, d’autant plus que Flash ne permet pas d’ouvrir une page dans une nouvelle fenêtre, ce qui est désagréable pour un habitué des onglets comme moi. Espérons que ce réseau, encore en bêta test comblera ses lacunes avant sa sortie.
Petit détail amusant, les heures sont toutes réglées sur le fuseau PST (Pacific Standard Time), et il faut donc rajouter 9 heures à tout ce qui est affiché.
Voilà pour mon analyse, qui bien entendu n’engage que moi. Si vous voulez vous faire votre propre avis, il me reste des invitations donc n’hésitez pas à demander.
Skwi





un autre désavantage en plus de l’accessibilité, c’est que ça rame… C’est pas que je suis impatient mais un bon Facebook met pas trois jours à charger (si on va pas trop dans certaines applis :p )
Une bonne analyse de plus pour toi en tout cas, ton blog gagne de jour en jour en qualité et en pertinence
C’est vrai que flash est assez lourd au chargement mais là le site a été relativement bien développé, il faut reconnaître que Wallop est plutôt “rapide” c’est assez surprenant justement. On a 3 secondes de chargement au lancement et tout le reste est assez fluide.
On sent que beaucoup d’efforts ont été fait sur la forme, peut-être au détriment du fond malheureusement, contrairement à Facebook justement.