Au début, un ordinateur, c’était juste une machine. A cette époque c’est IBM qui dominait le marché. Ensuite est venu le temps où le système d’exploitation est devenu l’élément clé. Microsoft à alors détrôné IBM. Maintenant qu’Internet prend de l’ampleur, Microsoft est en perte de vitesse. Mais alors … qui sera le prochain à dominer le marché informatique ?
Internet, présent et avenir
Pour savoir qui aura la position dominante, il faut déjà savoir à quoi ressemble Internet à l’heure actuelle et surtout à quoi il ressemblera par la suite. Je n’ai pas de boule de cristal et ne vais pas m’avancer à faire trop d’hypothèses sur un sujet qui bouge aussi vite, mais on peut par contre regarder les directions dans laquelle ce média évolue.
Internet est de plus en plus orienté vers le social. A l’instar de Nokia, Web2.0 pourrait avoir comme crédo “Connecting People“. Les réseaux sociaux fourmillent, le marketing se fait désormais par le bouche à oreille, tout est partage et collaboration. Passer à coter de ce point, c’est rater le train.
Internet sera mobile. Même si le commun des utilisateurs n’est pas encore dans cette optique, les fabricants de matériel eux ont déjà lancé la machine. Les téléphones permettent de plus en plus de surfer sur le net et l’iPhone aide beaucoup à porter les PDA/Spartphones au grand public. Les ultra-portables commencent à apparaitre chez la plupart des constructeurs, les fournisseur d’accès mobile commence à proposer du haut débit partout avec les clé 3G+ (même si la mentalité des opérateurs française est plutôt dans la tendance “on taxe un max la minute” au lieu de proposer une offre accessible à tous … mais ça c’est un autre débat).
L’ouverture est un point essentiel aussi pour évoluer. Internet est un espace de liberté et l’utilisateur ne supportera pas d’être enfermé, cloitré comme il a pu l’être à l’époque déconnectée des système d’exploitation. Si vous lisez ce blog régulièrement vous savez l’intérêt que je porte aux API et pour moi il n’est pas question de faire sans, j’avais d’ailleurs abordé le sujet de l’avenir du web et des API peu après l’ouverture de ce blog.
D’autres facteurs sont à prendre en comptes mais ces 3 points sont pour moi les pierres angulaires du web dans les prochaines années, il faut ensuite construire autour.
Les géants en place
Difficile de ne pas penser à Google quand on parle de domination du Web. Le groupe à clairement le vent dans le dos et n’hésite pas à avancer sur tous les fronts
Ses points forts : L’innovation est surement un des plus gros points fort de Google. Il sait où être et quand y être. Même si il ne peut pas se permettre de se lancer directement dans tous les domaine, il n’hésite pas à racheter de nombreuses startup et possède une intelligence incroyable sur ce plan, toujours à flairer les bons coups. Google sait aussi s’appuyer sur la communauté OpenSource pour évoluer et celle-ci le lui rend bien, le projet Gears en est un très bon exemple.
Ses points faibles : La confidentialité. Même si l’image de Google reste globalement positive, l’opinion générale à peur des robots qui recueillent toute l’information.
Social, mobile et ouverture : Google est plus axé collaboratif que social, il y a une nuance même si la limite peut être franchie sans trop de difficulté. Niveau mobile Google se débrouille bien et essaye de porter au maximum ses applications sur les appareils mobiles, sans oublier le projet Androïde. Pour ce qui est de l’ouverture, c’est surement le champion de l’API, encore une fois pour faire copain-copain avec la communauté OpenSource.
Bilan : Si Google est le premier nom qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de domination du web, ce n’est pas pour rien, il a vraiment tous les atouts et il les joue bien.
Difficile de passer à côté de nos jours, Facebook est devenu le réseau social à la mode mais son ambition est bien plus grande.
Ses points forts : Facebook est le site qui marche chez la génération Y, celle qui va décider de la tournure du web dans les années à venir. Il a su grandir rapidement avec des choix stratégiques et envisage d’être au centre de la navigation de l’utilisateur, à la manière d’un système d’exploitation en ligne. La prochaine interface à venir est d’ailleurs orientée dans ce sens. Ce côté central peut vite le rendre indispensable et donc puissant. A suivre donc …
Ses points faibles : Là encore c’est la confidentialité. Tout ce que l’on dit à Facebook est plus ou moins visible par les autres, ce qui effraie pas mal de gens. Le cas Facebook Beacon a aussi été une belle balle dans le pied niveau confidentialité.
Social, mobile et ouverture : Facebook est à l’origine un réseau social, pas de souci donc à ce faire sur le premier point. La version mobile du site est très limitée mais a le mérite d’exister, reste à la faire évoluer. Pour l’ouverture, pas de souci non plus c’est d’ailleurs au moment ou Facebook a lancé son API qu’il a fait un boom. Petit bémol quand même, Facebook a quand même une approche très propriétaire des choses, ce qui peut leur jouer des tours dans le monde ouvert du web.
Bilan : Tout ce qui monte doit redescendre et Facebook est monté très vite alors attention à la chute. Certain prédisent que le service va se démoder et c’est un risque évident. Il ne tient qu’à eux de rester innovant et d’éviter les bourdes pour rester au top.
Apple
Apple ne fait pas de site web et pourtant il a beaucoup à gagner avec le web. J’en parlais d’ailleurs il y a 1 an.
Difficile de faire dans les points forts et les points faibles en comparaison de Google et Facebook, toutefois Apple est bien présent sur la mobilité avec l’iPhone et Mobile.me, un peu limite sur l’ouverture (Système fermé mais des bons points comme la Synchro des contacts Gmail en natif montrent un intérêt pour les API), et pas encore très axé social.
En gros Apple a le vent en poupe, mais n’est pas encore prêt à dominer Internet. Par contre si les applications de type SaaS se démocratisent, la firme a un excellent coup à jouer pour placer son pion avant celui de Microsoft. (Linux aussi mais Apple dispose d’un avantage marketing énorme pour convaincre le grand public)
Microsoft
Le géant de Redmont n’a surement pas dit son dernier mot. Malgré la tentative raté de rapprochement avec Yahoo!, il dispose encore d’un avantage majeur, sa présence sur la très grande majorité des PC.
La déception de Vista lui à fait du mal mais Windows Seven pourrait sauver la navire à condition de remplir les conditions de légèreté, ergonomie, sécurité et connectivité suffisantes. C’est pas gagné mais rien n’est impossible.
Microsoft a aussi cet avantage sur Apple qu’il tente la présence en ligne avec son offre Live, bien plus complète que le Mobile.me de la firme à la pomme. Mais Live reflète encore trop cet état d’esprit “tout Microsoft et rien d’autre” qui fait du tort à la marque.
A voir aussi si le départ à la retraite du petit génie Bill Gates aura une grosse influence. Personnellement j’ai tendance à penser que Balmer ne conduit pas très bien le navire depuis qu’il est à la barre, en particulier parce qu’il a l’air d’être trop dans le sus-cité état d’esprit.
Une cour de récré trop grande ?
On vient de le voir, il y a plusieurs prétendants pour le prochain mandat de maître du monde … mais y a-t-il vraiment un trône ?
A l’époque d’IBM, il fallait des moyens pour réaliser une machine digne de ce nom. A l’ère Microsoft, tout le monde ne pouvait pas prétendre être capable de développer un système d’exploitation qui tienne la route.
Mais à l’heure d’Internet, ou créer un site est à la portée de beaucoup de gens et où le plus important est d’avoir la bonne idée au bon moment, et surtout de savoir la faire grandir, tout le monde peut avoir sa part du gâteau. Le terrain de jeu est vaste, quasiment illimité, et même si certaines sociétés sortent du lot, il n’est pas impossible qu’elles se côtoient en, brassant des millions sans jamais entrer réellement en concurrence.
J’irai même jusqu’à dire qu’aucune société ne pourrait dominer Internet tant le nombre de domaines dans lequel il faudrait être le meilleur est élevé. Même Google et son appétit insatiable ne pourrait prétendre être le meilleur partout (Orkut est d’ailleurs loin d’être le réseau social de référence).
Alors oui quand l’ère du tout Internet arrivera, il y aura des géants qui seront incontournables, mais la probabilité pour que l’un d’entre eux ai la main mise comme a pu l’avoir Microsoft est extrêmement faible.
Wait & See
Skwi





Marrant, au moment où je postais un pavé avec mon avis sur le sujet qui, entre autre, disait du mal d’OpenID, l’identification OpenID pour commenter a chié dans la colle à un moment ou un autre. Donc adieu le pavé, dommage.
Faut toujours sauvegarder les pavés
Plus sérieusement c’est dommage j’aurais bien aimé avoir des avis sur le sujet, sachant que je suis pas non plus une encyclopédie et que cet article est seulement ma propre vision avec les connaissance que j’ai d’un sujet qui me tient à cœur.
Sinon pour OpenID c’est pas que c’est mal, seulement “expérimental” à l’heure actuelle mais c’est un autre débat. Par contre c’est vrai que je n’ai pas pensé à aborder le sujet d’OpenID et compagnie … peut être une idée d’extension d’article à venir.
Eh bien, en substance, et sans la bonne dose d’humour que j’y avais inséré, je disais que le prochain “combat” du web serait la centralisation des identifiants et profils. Parce que le web 3.792 social bokkepilation qui fait même le café quand il a le temps, ça devient vite ingérable de mettre à jour partout. Et que de toute façon, le boum des réseaux sociaux n’allaient pas durer quand le gens, après avoir passé 1h à notifier tous les réseaux sociaux et autres Twitter-like qu’il va sortir promener son chien, il se sera rendu compte qu’il n’a plus le temps de le faire, il arrêtera. Les réseaux sociaux redeviendront un truc de pur geek, et les gens vraiment “social” ressortiront boire des coups avec leurs vrais amis (ceux qu’on appelle par leur nom, pas leur pseudo).
Tout à fait d’accord avec Simon, je pense que l’avenir au niveau social se situe dans des applications mobiles qui vont permettent aux gens de faire des choses ensemble dans la vraie vie. Parce qu’au final, en dehors de la génération teenager, les gens ont autres choses à faire. Perso je vois bien que mon utilisation est en train de changer en même temps que je suis en train de rentrer dans la vie active, j’écrême les services que j’utilise, et essaie d’etre au maximum time efficient…
Je suis d’accord avec vous sur le rapprochement de la vie réelle et Web, mais pas dans un sens “nécessité de revenir à la vraie vie” plutôt dans le sens où cette génération teenagers comme tu dis Nico grandit avec ces technologies qui seront complètement naturelle pour eux dans cette vrai vie.
En ce sens c’est vrai que les appli mobiles marquent un grand point car elles permettent de rester connecté sans être dépendant du PC.
Je pense qu’on peut dire sans trop se mouiller que on va vers une situation de connexion permanente d’ici peu de temps.
Après est-ce que c’est bon ou mauvais … ?
moi j’aime bien ta facon de voir mes choses , et cx’est tout !
biz
@Wiki > Merci