Les API sont une mode du Web2.0 qui a du mal à se répandre, et pour cause cette pratique fait peur aux créateurs de site craignant de perdre le contrôle. Certains sites pourtant franchissent le pas, comme l’a fait Ziki.com il y a peu.

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Les API, c’est quoi ?

D’après Wikipedia, une API, (Application Programming Interface ou Interface de programmation) permet de définir la manière dont un composant informatique peut communiquer avec un autre. C’est donc une interface de code source fournie par un système informatique ou une bibliothèque logicielle, en vue de répondre à des requêtes pour des services qu’un programme informatique pourrait lui faire.

C’est clair ? non ? Pour faire plus simple, une API est un ensemble de procédures qui “ouvrent” un système à des applications extérieures.

Dans le web, ça se caractérise généralement par la possibilité d’injecter ou de récupérer des informations sur des sites sans aller directement sur ceux-ci. Des exemples plus précis seront abordés dans la suite de l’article.

Ouvrir son site à d’autres développeurs … quel intérêt ?

Les API, c’est pour les webmasters fainéants, puisqu’elles permettent de laisser les autres faire son propre travail. En règle générale c’est dans le bon sens et l’on voit parfois fleurir des applications pour lesquels le créateur du site original n’avait pas forcément le temps, la motivation, les compétences ou tout simplement l’idée.

On entre alors dans un modèle où un site n’est plus seul mais peut être comparé une planète autour de laquelle gravitent tout un tas de satellites. Le site initial y gagne alors en visibilité et en utilité.

L’utilisation de ces API permet aussi de réaliser des mashups, c’est à dire des mélanges d’applications ainsi ouvertes, et l’arrivée de Popfly ne va surement pas freiner le mouvement.

Ils ont réussi avec leur API

Le plus bel exemple d’exploitation des API est d’après certain le site le plus futile du Web2.0 : Twitter. Statistiquement, Twitter génère 10 fois plus de trafic à travers son API que par le site en lui même. Concrètement, cela signifie que plus de 90% des utilisateurs ne passent pas (ou peu) par le site pour raconter leur vie envoyer des twits. (voir l’extrait de l’interview de Biz Stone (co-fondateur) à ce sujet)

On continue avec les sites dont l’utilité est discutable (et discutée) avec le réseau social Facebook. Leur approche est bien différente de celle de Twitter puisque l’API de Facbook a pour but d’attirer l’utilisateur sur le site. En effet Facebook repose sur un système de modules/applications que l’on intègre à son profil. Les créateurs du site ont donc permis aux développeurs extérieurs de créer ces fameux modules. Double bénef donc, pour Facebook qui agrandi son catalogue d’applications, et pour les autres sites qui peuvent, si ils saisissent bien le potentiel buzz généré par Facebook, faire un très joli coup marketing comme l’a fait le site iLike.com avec son appli Facebook.

Et pour ceux qui pensent que les API ne concernent que les sites à l’utilité douteuse, sachez que de nombreux sites sont entièrement construits sur l’API de Google Maps. C’est le cas par exemple de justacoté.com.

 

Bref vous l’aurez compris, les API c’est du bon, mangez-en.

 

Skwi

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